Nintendo Switch 2 : la console qui a remis tout le monde à sa place


Quand la Nintendo Switch 2 a été officialisée début 2025, la question qui dominait les discussions était celle du prix. Et la réponse a effectivement heurté : Mario Kart World à 80 € au lancement, un seuil psychologique que l’industrie franchissait officiellement pour la première fois sur une licence grand public de cette ampleur. Nintendo brisait le contrat tacite qui avait longtemps distingué la firme de Kyoto du reste du marché.

Le public a quand même acheté. En masse. Plus de 10 millions de consoles vendues en moins de six mois. Record absolu de la console la plus vite vendue de l’histoire — devant la PS4, devant l’iPhone original, devant tout. Nintendo a rapidement révisé ses prévisions à la hausse : 19 millions d’unités attendues d’ici mars 2026.

Ce succès dit plusieurs choses. La première, assez simple : la marque Nintendo est intouchable. La confiance accumulée sur quarante ans de Mario, Zelda, Pokémon résiste à une hausse de prix. Les joueurs savent ce qu’ils achètent.

La deuxième, plus nuancée : Microsoft a voulu emboîter le pas et annoncer une hausse de prix similaire sur ses propres jeux à l’automne — avant de faire marche arrière sous la pression. Ce couac révèle que la fidélité n’est pas universellement transférable. Nintendo peut augmenter ses prix parce qu’il a construit quelque chose d’unique. Microsoft, avec une offre encore en quête d’identité forte post-acquisition Activision, ne peut pas se le permettre aussi facilement.

La Switch 2 est une réussite commerciale indiscutable. Ce qu’elle coûte à long terme — si le prix à 80€ devient la nouvelle norme industrielle — c’est une question que personne ne semble pressé de poser.


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